restauration d'une Jaguar type E, Carrosserie

Quelques astuces et conseils

Cela peut toujours paraître prétentieux de donner des conseils quand on n'est pas soi même un professionnel.
Mais, je m'aperçois que je me remets en têtes ces conseils quand je suis en difficulté, cela m'évite de refaire les mêmes bêtises.
Pensez que ces informations ne sont qu'un avis personnel et ne prétendent pas constituer la vérité. Allez sur d'autres sites, contactez des professionnels, et finalement utilisez votre bon sens et votre expérience pour vous faire votre propre opinion.

Généralités

Travailler confortablement, c'est à dire prendre le temps d'installer le poste de travail pour ne pas avoir à se tordre dans tout les sens. Ne pas hésiter à travailler assis.
Installer un bon éclairage, c'est une des première chose que j'ai refaite dans mon atelier. La lumière du jour est très bien quand c'est possible.
J'ai aussi un éclairage d'appoint, bien pratique pour travailler l'hiver dans le garage.
Eclairage d'appoint
Utilisez le net (mais vous le savez déjà si vous me lisez), une prodigieuse source d'information surtout si vous parlez l'anglais. Inscrivez vous à un club, demandez de l'aide et des conseils, les professionnels passionnés n'en sont pas avares.
Quand on commence à faire bêtise sur bêtise, ne pas insister. Remettre l'ouvrage au lendemain ou passer à autre chose et y revenir plus tard. Eventuellement relire les conseils pour trouver les raisons de l'échec.
Et finalement, prenez le temps ... pour que cela reste un plaisir.

L'outillage

Du matériel de qualité ou disons adapté. Oubliez l'outil du camion au marché ou l'entrée de gamme des grandes surfaces de bricolage.
Profitez des promotions, les sites en ligne font des "pack" en fin d'année, les specialistes destockent, ... Il y a aussi pas mal d'outillage d'occasion sur internet.
Si vous avez beaucoup de matériel à acheter, ouvrez un compte chez un revendeur et négociez une remise. En fait, il faut acheter en avance à l'occasion et pas quand cela devient indispensable.

Pour le travail de carrosserie:
Poste à souder: un MIG (Metal Inert Gas) semi automatique. Pour souder la tôle pas besoin de beaucoup de puissance au contraire. Le poste doit être capable de descendre à 30A (mieux 25A). L'intensité maximale dependra de l'usage que vous voulez faire du poste en dehors de la carrosserie. Préferez le gaz inerte au fil fourré pour la carrosserie. Attention un bon poste coute relativement cher (au grand minimum 700 €/2009).
Je vous conseille d'aller voir le site de classic garage qui donne de bons conseils et des liens sur le soudage MIG des tôles fines, en particulier cet excellent site anglais DIY MIG Welding. J'ai lu des dizaines de fois les conseils qui y sont prodigués.
Chalumeau oxydo-acétylénique: Pour la brasure, la chauffe de certaines pièces (chaude de retrait) et si on est très très fort souder la carrosserie.
Si l'occasion se présente on peut acquérir un poste à soudure par point. Mais en restauration, le soudage peut se faire par bouchonnage, ce n'est donc pas indispensable.
Outils de carrosserie: marteau, tas, presses, pince étaux, burins et bédanes, limes, etc ... j'en ai acheté une partie d'occasion sur le net. Le maillet conique et le sac en cuir servent à préformer les pièces courbes.
Tire-clou: j'ai pu acheter un débosseuleur électrique à un prix interessant, ce n'est pas non plus indispensable. Par contre vous risquez d'avoir besoin à un moment ou à un autre d'un tire clou si le creux n'est pas accessible par l'intérieur.
Formeur: J'ai acheté ce petit formeur à main chez Matthys. Très pratique, voire indispensable pour les cornières arrondies. Par exemple les parties entre les passages d'aile et le fond de coffre. Sur la photo on voit en arrière plan une petite plieuse bien pratique et pas très chère.
Pour le ponçage de finition, une ponceuse orbitale et une écouenne principalement pour éliminer l'étain en exces.
Poste à souder Chalumeau Tas, Marteaux Maillet Debosseleur Formeur à main Ecouenne Ponceuse orbitale Ponceuse orbitale
Pour l'outillage d'atelier:
Une grue: Que l'on appelle aussi une "chèvre" pour une raison que j'ignore. On peut l'emprunter à un copain, mais elle sert plus souvent qu'on ne le pense. Allez voir chez Optimachine.
Un cric rouleur: Pas indispensable mais bien pratique, sinon un cric à main.
Un touret à polir: Nécessaire si vous prennez en charge la préparation des pièces à chromer. Sinon, c'est une main d'oeuvre extérieure, c'est très cher parce que très long et le touret est très vite amorti.
Une perceuse à colonne: Indispensable si on veut percer un trou à peu près rond dans le métal et si on fabrique soit même une partie de l'outillage. Je conseille aussi les forêts étagés pour la tôle.
Un jeu de tarrauds et filières au pas impérial. J'ai trouvé ce jeu à l'adresse suivante: Jan Willem Boon. Il a l'avantage de commencer au #6 et non au 1/4". La qualité est suffisante pour de l'acier doux.
Un jeu d'extracteur, indispensable, et une presse (5 à 10 t c'est suffisant).
Grue d'atelier Cric rouleur Touret à polir Perçeuse à colonne Forêts étagés Taps & Dies extracteur presse

Le soudage

Je ne vais pas reprendre ce qui a déjà été dit dans les sites plus spécialisés, allez voir la page de lien.
Je souhaite juste relater un peu de mon expérience.
Tout d'abord, les conseils sur le confort s'appliquent pour le soudage.
Pour souder la tôle, j'utilise systématiquement le point de chainette même si il y a recouvrement.
En bord à bord, laisser un petit mm entre les tôles. Pour cela utiliser des petites pinces prévues à cet effet.
Pour combler un trou, placer une pièce en laiton (ou en Alu) derrière la tôle. La soudure ne prendra pas dessus à condition de de pas trop chauffer car le laiton fond... Cette technique peut être utilisée en soudure bord à bord, elle évite de percer car le laiton absorbe la chaleur.
Point de chainette Pincette soudage Boucher un trou fixation par rivet
Pour le maintient en position des grandes pièces (par exemple le fond de coffre), j'utilise des rivets pop et je bouche les trous ensuite.
Diamètre des trous de bouchonnage: je conseille de l'ordre de ø 7mm. Plus grand, c'est plus facile à remplir, mais on risque de trop chauffer et si la tôle est ancienne, ça perce ! Si le trou doit être plus petit par manque de place, disons ø 5 mm, il faut augmenter la puissance de soudage sinon la pénétration est insuffisante.
Toujours déposer un apprêt au cuivre avant le soudage des pièces en recouvrement .

Le débosselage

Voilà un métier qui demande une grande dextérité et beaucoup de pratique.
Toutefois, sans postuler au titre de meilleur ouvrier de France, il est possible de faire revenir une bosse avec quelques notions techniques, de l'entrainement et de la patience (beaucoup).
Je n'ai toutefois pas l'ambition de me passer de mastic.
Il faut penser la tôle en 3 dimensions: si elle s'est allongée, une bosse par exemple, elle s'est forcément amincie quelque part, le volume total de métal doit rester constant. Pour éliminer la bosse, il va falloir épaissir la tôle par endroit, c'est le rétreint.
A contrario, si on veut gauchir une tôle plane, il faudra amincir la tôle. C'est l'allongement.
La différence se fera dans la position relative du marteau et du tas. Si la tôle est pincée, elle s'amincit. C'est le plus facile à faire.
Si le tas et le marteau sont décalés et si on donne un mouvement latéral au marteau, on refoule le métal entre le marteau et le tas et la tôle s'épaissit.
Surtout, ne faut pas penser que la tôle va simplement prendre la forme du tas.
Voir le petit schéma suivant: debosselage
Le redressage se fait en de nombreuses passes, les coups doivent être réguliers et fermes sans marquer la tôle, partir de l'extérieur de la bosse en se rapprochant vers le centre.
On ne frappe jamais la tôle sans un tas. Vous vous rendrez vite compte que cela ne sert à rien sinon que de faire des bosses supplémentaires.
Pour planer une tôle vous pouvez fabriquer une batte à planer comme sur la photo. C'est un fer plat de 5 mm mis en forme et poncé.
Allez jeter un coup d'oeil sur le DVD de Traditionnal sheet metal work, cela vaut toutes les explications du monde.
batte à planer
Pour aller plus loin, il existe quelques rares ouvrages sur le sujet et des sites principalement anglais.
J'ai suivi la formation carrosserie chez Formulting, très bonne initiation à la tôlerie, formage.

L'étamage de la carrosserie

Quand on lit les conseils sur ce sujet, la principale difficulté semble être de conserver l'alliage plomb étain à la bonne température. Effectivement la plage de température entre l'état pâteux et liquide est faible. Mais on prend assez vite le coup de main en maintenant à la fois la baguette et la tôle en température.
Je preconise d'utiliser une lampe à souder (butane) et non un chalumeau bi gaz. N'hésitez pas à investir dans une grande bouteille de butane, elle servira aussi pour le décapage de la peinture.
Sur une surface verticale, commencer par le bas; si l'alliage coule quand on remonte, il sera retenu un peu plus bas.
Le flux est très corrosif (alliage Sn/Pb dissout dans l'acide), il faut bien protéger les tôles qui ne seront pas étamées. Je conseille de les masquer si possible. Le phosphatant n'est pas suffisant et on voit rapidement apparaître de la rouille après étamage.
- Bien nettoyer après la pose du flux toute la zone environnante, d'abord à l'eau claire puis sécher à l'acétone
- Porter un masque à cartouche, imperatif contre les vapeurs acide chargées de plomb.

Ne pas hésiter à mettre trop d'étain, c'est très difficile d'en rajouter et on ne s'en rend compte qu'à la fin du ponçage.
En pleine tôle, il faut être très expérimenté car la tôle se déforme au fur et à mesure de la chauffe et c'est sans fin. Je dois avouer que pour les petits défauts, je me suis dit qu'un peu de mastic serait préférable à beaucoup d'alliage et sans doute du mastic quand même.
Utiliser d'abord une ecouenne (râpe de carrossier) pour mettre en forme. Ne poncer que pour la finition, porter absolument un masque contre les fines particules de plomb.
L'avantage de l'étamage en comparaison du mastic de remplissage est sa tenu mécanique et sa conformité aux techniques d'origine. Toutefois compte tenu de la difficulté d'application, des risques de corrosion supplémentaires, les produits "modernes" sont une bonne alternative.
Etamage Protection du capot Etamage Etamage Etamage

L'alliage étain plomb est un alliage à 33% d'étain, il est aussi utilisé en couverture (soudage du zinc), vous pourrez le trouver à un prix avantageux chez les distributeurs spécialisés en bâtiment. N'utilisez pas d'autre proportion d'alliage, les températures de fusion et les zones pâteuses ne seraient plus adaptées au travail de carrosserie.

La Rouille ...E-)

La hantise des restaurateurs !!
il y a plusieurs types de problèmes et des produits adaptés pour chacun. Quand la rouille est destructrice et encore active, il est toujours préférable de changer l'élément complet ou la partie abimée
Pour la culture générale, quelques infos sur la rouille chez Wikipédia
Pour récupérer une pièce rouillée autrement que par abrasion mécanique (Sablage, meulage, ... ), j'utilise plusieurs techniques:
L'électrolyse dans un bain de soude donne de bons résultats (inutile d'avoir une forte concentration, de la lessive de soude et l'eau du robinet convient). Il faut un générateur de tension et un bac assez grand. Brancher la pièce à décaper à la cathode (pole -) et une tole d'inox à l'anode (pole +) , vous pouvez utiliser de l'acier ordinaire mais elle ne sera pas récupérable. Tension environ 12v, quelques ampéres. A surveillez jusqu'à ce que la rouille soit partie.
La durée est inversement proportionnelle à l'intensité du courant. Avec une petite alim comme la mienne les pièces peuvent rester une journée complète, voire plus si elle sont très oxydées. Lien vers un site qui décrit la manip en détail.
derouillage derouillage derouillage
Cette technique n'est pas très pratique pour des pièces volumineuses.

Décapage à l'acide: la plupart des acides vont dissoudre la rouille, ... puis le métal ... personnellement j'évite l'utilisation d'acides forts (acide chlorydrique, sulfurique, ... ) car ils peuvent initier de la corrosion intercristalline et sont difficile à rincer. L'acide phosphorique est très souvent utilisé, il élimine particulièrement un des constituant de la rouille, l'hydroxyde de fer. Pour info le Coca Cola contient 0.05% de cet acide pour diminuer son ph à 2,3, c'est sans doute pour cela qu'on le conseille comme dégrippant ! Le meilleur usage que l'on puisse en faire est encore la poubelle, vive le vin rouge ...
Plutôt que de jouer à l'apprenti chimiste avec les acides, je recommande d'utiliser des produits adaptés du commerce. Même si ils sont chers, la quantité utilisée reste faible. Adressez vous à des spécialistes de la restauration ou des fournisseurs industriels plutôt que les produits "grand public" des grandes surfaces de bricolage.
Dans tous les cas il faut rincer à l'eau claire et sécher les pièces après ces traitements puis les protéger car ils n'assurent que peu ou pas de protection contre le retour de la corrosion.
Avant de protéger, nettoyer les pièces avec de l'acétone qui assèche le métal.

Une protection provisoire sur une pièce (ou la carrosserie) en cours de réparation peut être faite à l'aide de gazole ou de white spirit. Il faudra s'assurer de bien dégraisser avant peinture ou traitement électrolytique.
Sinon un primaire phosphatant reste la meilleure protection sur plusieurs mois, la quantité utilisée est très faible et il assure un bon accrochage des apprêts. Celui de chez Restom est très bien.

Les Stop rouille ou convertisseur de rouille. Produit très différent des phosphatants et des dérouillants. Ces produits sont à bases d'acide tannique qui réagit avec le fer pour former du tannate de fer de couleur bleue-noire. Quelques infos sur le site de l'Institut Canadien de Conservation. Il explique comment fabriquer un tel produit.
A moins d'avoir son labo de chimie, je conseille de se les procurer tout prêts. Par exemple: Ferose.
Ces produits ne sont pas des protecteurs, ils ne servent à rien sur du fer sain. Si la pièce présente des zones rouillées et d'autres saines (après ponçage par exemple) passer deux couches à une journée d'intervalle. La première réagira avec la rouille existante en profondeur et la seconde avec la rouille de surface qui s'est formée.
Je n'utilse pas les produits similaires des GSB par crainte de la compatibilité avec les peintures et apprêts, qui plus est leur fonction n'est pas toujours très claire: dérouillant, inhibiteur, phosphatant, ... ils font tout... et rien.

La sécurité

Si vous avez déjà travaillé dans un atelier ou sur des machines outils, les consignes de sécurité sont omniprésentes.
Sans sombrer dans la paranoïa, cela reste un sujet très important surtout si on travaille seul. Et d'ailleurs la première consigne serait de ne pas travailler seul si il y a des risques, en tout cas être sur que quelqu'un est à proximité. Au minimum un téléphone portable sur soi.
Un extincteur adapté (à poudre pour les feux d'hydrocarbures) en état de marche et savoir comment s'en servir. On stocke beaucoup de produit très inflammables.
Ne pas manipuler d'essence, trop inflammable. Utiliser les produits adaptés pour le nettoyage (white spirit, acetone, degraissant carrosserie, ...)
Extincteur masque à cartouche meulage
Penser à bien ventiler l'atelier. Dès que je manipule des solvants ou de la peinture, je porte un masque à cartouche. Quand je ponce à la machine, un simple masque à clapet suffit. J'essaye de porter des gants adaptés: en vinyl pour les différents liquides plus ou moins corrosifs (le latex, outre sa fragilité, ne resiste pas à certains solvants) ou en cuir pour manipuler la tôle ou les outils dangereux.
Un écran type motocross est bien adapté pour protéger les yeux quand on utilise la meuleuse d'angle, surtout pour les porteurs de lunette.

Le ponçage. Le polissage

En ce qui concerne la carrosserie, le mastic et l'apprêt, Toujours dresser à la cale. Si vous poncez avec la main vous accentuez les défauts. On termine le ponçage dans la même direction, celle de la plus grande longueur.

Sur la type E il y a quelques pièces à polir (Cache arbre à came sur le moteur par exemple). Certaines pièces ont aussi été polies avant chromage.
Si l'état de surface n'est pas suffisant, il faut d'abord poncer pour enlever les défauts de forme (par exemple un trou bouché à la soudure). Les gros défauts peuvent être limés ou meulés (meuleuse d'angle avec disque multilamelle grain 80 à 120), puis araser la surface. On commence par des gros grains avec une cale. Ensuite on peut poncer sans cale pour les grains plus fins. Je ponce en croisant et je finis dans le sens de la plus grande longueur. Si vous ne croisez pas, les stries longitudinales seront difficiles à polir. Pour les pare-chocs j'ai personnellement procédé de la façon suivante:
- A la cale, grains (80), 100, 150, 240, 360 à ce stade il faut s'assurer qu'il n'y a plus de défaut de forme. Si il subsiste des creux, les gros grains vont avoir marqué le fond que les grains plus fins ne pourront atteindre.
Ce que j'essaye d'illustrer dans ce petit schéma:défaut de poncage. S'il n'est pas possible d'enlever complètement les défauts, il faut reponcer sans cale. Le défaut restera mais il sera poli !
- Puis à la main grains 400, 600, 800, 1000, (1200), 1500, 2000 à sec ou à l'eau (white spirit si on veut éviter les risques de corrosion). Eviter l'huile si les pièces sont destinées à subir un traitement de surface électrolytique, sinon bien dégraisser.
Il faut bien sur commencer avec le grain le moins gros possible. Si la surface est en bon état on peut commencer au 320/400. Attention, les grains inférieurs à 100 laissent des traces profondes, difficiles à enlever.
Au changement de grain, il faut s'assurer que les rayures du grain précédent ont été enlevées. Ce n'est pas facile, il faut regarder la pièce en éclairage rasant dans toutes les directions. Eventuellement repasser le grain plus gros. Cela ne sert à rien de poursuivre sur les grains plus fins, la rayure ne partira pas.
Ensuite le polissage est fait à l'aide d'un touret à polir, disque en coton cousu et pate à polir adaptée au matériau. Pour les petites pièces, il faut polir avec un feutre sur flexible ou à la main mais c'est plus long.
A ce stade on peut voir re-apparaitre quelques rayures mal poncées qu'il faut reprendre localement avec les grains adaptés.
Ensuite il existe une multitude de liquide de finition (Belgum et autres Miror) qui assurent aussi une protection. Eviter absolument la présence de silicone totalement incompatible avec la plupart des peintures, vernis et traitements de surface.
Polir le laiton ou l'aluminium est plus facile que l'acier, le métal est plus tendre. Le principe est le même, on peut commencer avec des grains plus fins pour éviter les rayures profondes.
Je ne conseille pas de vernir les pièces polies, il est préférable de repasser un coup de polish de temps en temps. Par contre il faut vernir l'acier (sauf l'inox) si on souhaite le conserver tel quel. Cela donne l'illusion d'un chromage.
Je vous conseille entre autres le site de Polirmalin où vous trouverez tout le matériel nécessaire. Pour le ponçage, vous trouverez des abrasifs en plus grandes quantités et un peu moins chers sur La centrale du carrossier.

Les produits les plus utiles... :-),

Les solvants, diluants et autres nettoyants: un lien interressant sur ce sujet: site DOTAPEA.
J'utilise principalement les produits suivants:
Le White spirit: Permet de nettoyer les pièces mécaniques et enlever le cambouis. C'est un solvant gras qui laisse une légère protection sur le métal. Il peut dissoudre certaines peintures.
L'essence F: Usage similaire au white spirit, meilleur dissolvant.
L'acétone: Dégraissant, dissout les colles, vernis et certaines peintures. Je m'en sers principalement pour nettoyer les pièces mécaniques avant protection. Très volatile, il assèche la surface.
Diluant époxylique: Dissolvant très puissant. Ces produits sont des dérivés benzéniques et contiennent du Toluène et ou du Xylène. Je m'en sers pour nettoyer les outils utilisés pour poser une peinture époxyde mais aussi pour enlever l'apprêt de protection sur les pièces de carrosserie neuves.
J'utilise le diluant du fabricant de peinture époxy pour diluer la peinture elle même et limiter toute incompatibilité. Eviter absolument tout autre type de diluant, soutout pas les diluants cellulosiques comme je l'ai parfois lu.
Dans tout les cas ces produits contiennent une part plus ou moins variable d'"aromatiques" qui sont très toxiques. Porter des gants en Vinyl ou en néoprène et un masque à cartouche.
Les dégraissants carrosserie: Ces produits spécialisés pour la carrosserie éliminent la graisse et le silicone.
Même si vous pensez ne pas avoir utilisé de silicone, il peut se retrouver partout, crème pour les mains, chiffon déjà utilisé pour le ménage, ...
Ces produit peuvent être utilisés sur les apprêts et la peinture (ce qui n'est pas le cas de l'acétone). Il faut avoir 2 chiffons, 1 pour poser le produit, 1 autre pour nettoyer.

et les produits à risque ... E-(

L'essence automobileflamme dans le réservoir de la voiture seulement.
Le silicone, ou tous les produits de nettoyage ou de brillantage qui en contiennent: Produit difficile à enlever, résiste au solvants habituels et aux températures élevées. Le silicone est incompatible avec les peintures et vernis.
Surtour ne pas utiliser de joint silicone pour la carrosserie. Il faut utiliser du polyuréthane (PU).
Par contre le silicone en soit est un excellent produit: graissage, joint haute température, etc... mais pas pour faire briller.
Le blaxon (ou équivalent) quand c'est mal fait: C'est un antigravillon pas un antirouille. il laisse la rouille progresser sans qu'on la remarque et il est fastidieux à enlever. Pour l'utiliser, il faut le poser sur une tôle saine et apprêtée puis peindre immédiatement.
Il existe des antigravillons lisses qui donnent un meilleur aspect que ce qui existait à l'époque.
On peux aussi poser une peinture époxyde qui outre ses propriétés anticorrosion résistera aux gravillons mais n'atténuera pas le bruit.
Le blaxon n'a bien sur aucun intérêt à l'intérieur du véhicule. Pour isoler du bruit (ou de la chaleur), il faut placer des plaques d'isolant.
Le trychloréthylène, très difficile de s'en procurer aujourdhui. Très bon dégraissant, mais extrêmement toxique. Préferer l'acétone.

Pour plus de conseils allez faire un tour sur la page de lien.

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